Prenez soin de la nature, elle vous le rendra

La pelouse ou prairie est un véritable réservoir de biodiversité !
La biodiversité est un garant de l’équilibre écologique du jardin.
Léonard de Vinci disait : « va prendre tes leçons dans la nature »

Cesser de considérer votre pelouse comme une <> verte si vous voulez être utile aux auxiliaires (coccinelle à 7 points, les petites guêpes les staphylins, les punaises prédatrices, la limace carnassière , synonyme : ami du jardinier).
Parce que non bêché, de nombreux insectes y trouve un refuge pendant l’hiver, enfouis à quelques centimètres de profondeur. Les oiseaux y délogent quantité de larves, de chenilles et de vers de terre.

Tonte haute : l’assurance vie de la pelouse

Prenez l’habitude de tondre haut, au moins à 6 cm, en toute saison. Un gazon tondu haut reste bien dense. Il couvre bien le sol et offre très peu d’interstices pour l’installation des plantes tel que le pissenlit, la porcelle ou les rumex.
En été, son système racinaire étant proportionnellement plus profond, il résiste beaucoup mieux à la sècheresse et reste dense.
La brunelle, le millepertuis couché, les épervières fleurissent et fournissent pollen et nectar aux bourdons, papillons, abeilles et petites guêpes parasitoïdes qui assurent en retour la fécondation des fleurs. Attention aux papillons ! Ne pas fauchez en août où vous détruirez 90% des papillons (les chrysalides sont accrochées aux tiges des plantes) Ni en juin où là encore vous détruirez 50% des papillons. Mieux vaut intervenir en octobre là où la perte est moindre, soit 25% en moins de papillons. Ou, laisser l’herbe sans la couper pendant 1 an jusqu’au printemps suivant.
En hiver, les mousses peinent à s’installer ; elles peuvent être présentes mais ne parviennent pas à dominer l’herbe et à envahir la pelouse. Quelques petites plantes basses finissent par s’installer au fil des ans sous le couvert des graminées.
La plupart fleurissent en fin d’hiver ou au printemps, avant que l’herbe les domine : primevère, pâquerette, violette, bugle rampante…
En fin d’hiver, une tonte un peu plus courte, 4 cm, est toutefois possible pour redonner  à la pelouse une meilleure régularité et éliminer les brins d’herbes secs et morts.

Bien que le jardin soit une création humaine, il demeure régi par les lois de la nature.

La nature s’exprime sous vos pieds d’une manière très discrète. La fertilité de la terre et la santé des plantes sont intimement liées aux micro-organismes, à la micro-faune et aux lombrics qui vivent dans le sol. Si vous éliminer les plantes sauvages, les ravageurs profiteront de ses déséquilibres pour pulluler et nuire aux plantes cultivées.

Les plantes sauvages sont  :
– des sources de nourriture
– remèdes contre les blessures et les maladies
– limitent les ravageurs de nos cultures.
– servent à nos auxiliaires (= amis du jardin ex : coccinelles..). En échange de nectar sucré et de pollen riche en sels minéraux et en protéines, les insectes butineurs assurent la pollinisation et la reproduction des plantes à fleurs.
Sans elles, l’homme moderne n’existerait pas.

Grâce à leurs racines, elles vont puiser dans le sol des sels minéraux qu’elles vont remonter à la surface dans leurs parties aériennes, et servent aussi à contribuer au maintien de la fertilité.

VERTUS DES PLANTES
– La prêle et l’ortie sont pourvues de silice qu’elles captent dans le sol.
– L’achillée, la consoude, le chardon accumulent du potassium et du magnésium
– Le chénopode, l’oseille et le pissenlit concentrent le phosphore.
– Le mouron blanc, l’ortie ou le gaillet gratteron aiment les nitrates.
– Le trèfle, le lotier et toutes les plantes de la famille des fabacées (légumineuses) captent l’azote de l’air.(si la pelouse est envahie de trèfle blanc cela signifie que la terre manque d’azote).
– Lierre terrestre, bugle rampante, le lierre, le lamier maculé servent de couverture au sol, protègent votre terre de l’érosion, du tassement, du lessivage.
– Les racines de l’oseille sauvage, de la carotte sauvage,du coquelicot, de la molène et de la vipérine sont réparatrices, elles fissurent la terre  et redonne une structure fragmentée permettant ainsi à l’air et l’eau de circuler plus facilement et en étant mieux retenus.
– Les fleurs de molène, de mauve, de coquelicot soignent le mal de gorge.
– La cardamine, le pissenlit, la capselle, le chénopode blanc, l’oseille..peuvent être consommées cuites ou crues en salade.

Source du livre Coccinelles, primevères mésanges… la nature au service du jardin de Denis Pépin Georges Chauvin
livre ayant reçu le prix P.J.Rdouté (2009)

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